Un petit mot sur la magie de cette exposition

lumière et magie de l'ombre

Magiciens de la Terre, c'est d'abord un titre, avec lequel beaucoup de personnes n'étaient pas d'accord. Ce titre a néanmoins réussi à faire oublier ses accents breton pour devenir la marque d'une exposition qui a fait date (après magiciens, il devenait impossible de faire une exposition comme avant). Hormis le fait, que cette manifestation a permis de faire découvrir beaucoup de destinations comme l'Inde.

On a vu dans magicien de la Terre un dépassement des frontières de l'art contemporain, mais aussi une occasion pour repenser l'ethnologie des objets. Anthropologue, j'ai été moins sensible aux débats, souvent rudimentaires, engagés sur les aspects anthropologiques de cette exposition qu'au simple fait de voir ensemble un nombre élevé d'œuvres inattendues. L'exposition a été un grand chantier offrant à chaque pas des questions à poser, des tensions ou des témoignages de conflit dont il fallait déchiffrer la portée. Dans la recherche de l'intensité, l'art développe une pensée visuelle qui peut affecter tous les champs du réel, y compris l'objet de l'anthropologie sociale. Quand magiciens de la Terre ouvrait ses portes, on a eu la preuve.